Il se caractérise par 3 dimensions :
L’épuisement émotionnel : sentiment d’être vidé de ses ressources émotionnelles,
La dépersonnalisation ou le cynisme : insensibilité au monde environnant, déshumanisation de la relation à l’autre (les usagers, clients ou patients deviennent des objets), vision négative des autres et du travail,
Le sentiment de non-accomplissement : sentiment de ne pas parvenir à répondre correctement aux attentes de l'entourage, mise en retrait, dépréciation de ses résultats…
De nombreuses professions demandent un investissement personnel et affectif important. Les salariés exerçant ces métiers peuvent être concernés par le risque de burn-out quand ils en arrivent à ressentir un écart trop fort entre leurs attentes, la représentation qu’ils ont de leur métier (portée par des valeurs et des règles) et la réalité du travail. Cette situation, qui les épuise et les vide « émotionnellement », les conduit à remettre en cause leur investissement initial.
Quels sont les facteurs de risque ?
Absence de soutien social (relations insuffisantes ou de mauvaise qualité avec les collègues, les supérieurs, les proches),
Absence de reconnaissance du travail effectué,
Manque de contrôle (faiblesse de la participation aux prises de décision, des marges de manœuvre, manque de retour d’information sur l’efficacité du travail),
Perte de sens du travail,
Surcharge de travail,
Sentiment d’inéquité, sentiment d’un manque de réciprocité,
Demandes contradictoires, manque de clarté dans les objectifs, les moyens…
Comment se manifeste t-il ?
Les manifestations de l’épuisement professionnel, plus ou moins aigues, peuvent être d’ordre :
Emotionnel
Sentiment de vide, d’impuissance, perte de confiance en soi, irritabilité, pessimisme, évitement des contacts, attitude
« bureaucratique » etc.
Cognitif
Difficulté de concentration, indécision, difficultés à faire des opérations simples, altération de la qualité du travail, etc.
Physique
Fatigue généralisée, maux de tête, de dos, tensions musculaires, problèmes de peau, etc.
QUELQUES CHIFFRES CLÉS
Estimation du coût social du stress professionnel en France : 2 à 3 milliards d’euros soit 10 à 20 % des dépenses de la branche accident du travail et maladies professionnelles de la Sécurité Sociale.
Plus de 3 millions d’actifs ont un risque élevé de faire un burn-out.
Risque particulièrement élevé chez :
23,5 % chez les agriculteurs
19,7% chez les artisans, commerçants et chefs
d’entreprise
19% chez les cadres
13,2% chez les ouvriers
9,8% chez les professions intermédiaires
6,8% chez les employés
Le burn-out touche des sujets performants sans passé psychopathologique