2014 : 40ème anniversaire du Jury œcuménique
au Festival de Cannes
Prix du Jury œcuménique 2012
La chasse
Thomas Vinterberg
Jurés
Charles MARTIG (Suisse)
Magali VAN REETH (France)
Kodjo AYETAN (Togo)
Jean-Luc GADREAU (France)
Marianne SMILEY (Canada)
Bojidar MANOV (Bulgarie)
( Danemark - 2012 – 1h51)
Motivations
du Jury :
Une partie de chasse où le gibier est un homme bon, en proie à la méfiance et à la
manipulation d’une communauté déchirée, à la recherche du pardon et de l’harmonie
perdue.
La mise en scène de Thomas Vinterberg, fondée sur la fiction, met en ligne de mire
l’évolution du statut du père et de l’enfant. Les choses ne sont pas toujours ce qu’elles
paraissent !
Auteur :
Né en 1969 à Copenhague, Vinterberg obtient en 1993 son diplôme de l’Ecole Nationale du Film du
Danemark. En 1995, il forme le mouvement intitulé Dogme95 en compagnie de Lars von Trier,
Kristian Levring, et Søren Kragh-Jacobsen. En accord avec les préceptes de Dogme95, il écrit et
réalise Festen, le premier des films du Dogme. C’est ce film qui le fera connaître et gagnera de
nombreux prix, dont le Prix du jury au Festival de Cannes 1998. La chasse a été également présenté
à Cannes en 2012 et y a obtenu le prix d’interprétation masculine pour Mads Mikkelsen, ainsi que le
prix du jury oecuménique.
Résumé :
Au Danemark, Lucas travaille dans un jardin d’enfants. Il se voit accusé d’actes répréhensibles par la
petite fille de son meilleur ami, ce qui va entraîner son rejet par tout le village et aura des
conséquences dans sa vie familiale.
Analyse :
Deux scènes de chasse encadrent le récit. Leur tonalité est bien différente, en dépit de la
somptuosité des couleurs de l’automne et des paysages forestiers dans les deux cas. La première
est le prélude à une soirée amicale et virile entre chasseurs satisfaits et éméchés mais dont la
sincérité ne semble pas douteuse. La dernière succède à une scène d’embrassades pleine
d’excitation et de sourires, scène qui semble fausse tellement elle semble faire table rase de tout le
drame qui a précédé. Et c’est bien sa fausseté qui éclate peu après dans le dernier coup de fusil, qui
nous avertit : Lucas n’est pas quitte et pour lui rien ne sera comme avant. Il restera toujours
quelque chose de ces accusations infondées. Entre ces deux scènes se déroule la montée
progressive de la rumeur que Lucas est impuissant à endiguer, tellement cela lui semble d’abord
absur