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  qPH DQQLYHUVDLUH GX -XU\ °FXPpQLTXH DX )HVWLYDO GH &DQQHV 3UL[ GX -XU\ °FXPpQLTXH  -XUpV -HDQQH )DXUH )UDQFH *HQH 3KLOLSV 86$ )UDQ] 8OULFK 6XLVVH 0DG\ GH 7LHQGD )UDQFH 0DXULFH 7HUUDLO 6XLVVH 'LHWPDU 6FKPLGW $OOHPDJQH Le festival de 1976 a été marqué par des films très sérieux exempts d’espérance dont certains présentaient une violence inconnue jusqu’ici. Le Jury est conscient que cette violence et ce désespoir reflètent l’image de notre société. Toutefois, nous craignons que la violence n’engendre la violence et que, au lieu d’une dénonciation, cela ne conduise notre société à une escalade dans la violence. C’est pourquoi le Jury œcuménique a décidé de ne pas décerner de prix cette année et exprime le vœu que le cinéma ne devienne pas une source de haine dans un monde qui aspire à la paix. Néanmoins, le Jury n’est pas indifférent aux qualités humaines de certains films, en particulier: Cria cuervos de Carlos Saura (Espagne) Dandy, the American Girl de Jerry Schatzbert (Etats-Unis) Der Derun Deryne Hol Van de Gyula Maar (Hongrie) Un enfant dans la foule de G. Elain (France) En outre, parmi les films hors compétition, le film : Ansikte mot ansikte (Face to Face) de Ingmar Bergman semble le mieux répondre à ses attentes. (GLWLRQ 3UR)LO