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24H LE MAG

HISTOIRES DE FAMILLES

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Pierre Levesque est un observateur privilégié de cette ascension. " C’ est de la fierté de le voir réussir, ne cache pas le père. Il fait tout lui-même. Iroise de la Noé lui a été proposé à la location, mais il l’ a fabriquée. Il essaye beaucoup de poulains, ce qui fait sa force. En contrepartie, c’ est beaucoup de travail et cela nécessite d’ employer du personnel. C’ est vraiment tout son travail qui est récompensé avec ce Prix de France mais aussi sa patience car la jument en raison de son grand modèle a eu plein de problèmes. Ça n’ a pas été toujours facile, elle a souvent été sur la touche." Et quand, à l ' issue d ' une préparation millimétrée pour arriver le jour J au summum de sa forme, la jument ne peut même pas défendre ses chances, la déception est immense, à la hauteur des espoirs de la voir gagner qui étaient ceux de Thomas Levesque. " La jument aurait été battue à la régulière, tu te fais une raison et tu l’ acceptes parce qu’ il y a meilleur qu’ elle. Mais là on n’ a rien vu. Elle n’ a même pas participé à la course, se désole l ' entraîneur aux trois Prix d ' Amérique Legend Race. C’ est terriblement frustrant. Thomas a un caractère fort. Cela lui a joué des tours parfois. Il est un peu impulsif. Il supporte mal la défaite. Mais il faut prendre des coups dans ce métier et dans la compétition en règle générale. C’ est aussi pourquoi il a voulu prendre vite son indépendance. C’ était plus simple. Il a son équipe et travaille à sa façon. Ce n’ est pas très facile de travailler ensemble père et fils. Quand le fils est jeune, ça va mais ils ont vite besoin d’ indépendance en règle générale. " Témoin de la détresse de son fils, il l ' a vu aussi se remobiliser. " Il a raison en disant qu’ il fallait aller de l’ avant après une telle déception, poursuit-il. Deux ou trois jours après, il avait digéré. Il commence à avoir de l’ expérience. Il y a quelques années, cela aurait été plus compliqué. Il prend de la maturité et commence à connaître le métier."

� THOMAS A UN CARACTÈRE FORT. CELA LUI A JOUÉ DES TOURS PARFOIS. IL SUPPORTE MAL LA DÉFAITE. MAIS IL FAUT PRENDRE DES COUPS DANS CE MÉTIER ET DANS LA COMPÉTITION EN RÈGLE GÉNÉRALE.( PIERRE LEVESQUE) �

L ' expérience de la gestion de cet hiver 2025-2026 si particulier où Thomas Levesque a su rebondir après avoir touché le fond- " il a eu tellement de déception le jour du Prix d’ Amérique que l’ émotion de le voir gagner le Prix de France est encore plus forte. Ce sont des moments qui prennent aux tripes "- lui sera bénéfique aux yeux de son père. " Il s’ est fétiché dans le Prix d’ Amérique. Vu la forme de la jument cette année et le parcours qu’ il lui a donné l’ an dernier où elle aurait un ou deux avec Idao de Tillard si elle n’ avait pas été défraîchie le jour J, la jument aurait pu gagner cette année, estime-t-il. Mais il a été deux mois à pied et n’ a pas couru beaucoup en début de meeting à Vincennes, si bien qu ' il ne sentait pas de la mener. Il regrette forcément. C’ est passé. Il ne refera pas la même erreur. Dimanche, il a mené une très belle course. Il n’ est pas moins doué qu’ un autre. Je suis sûr qu’ il ferait partie des meilleurs s’ il se consacrait à la drive et avait un agent." �
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Thomas dans les bras de son père avec Camille, sa sœur, juste à côté en 2000