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24H LE MAG

EDITO

DES QUESTIONS ET DES RÉPONSES PARTIELLES

FABIEN CAILLER

L e 3ème Congrès de la FNCH s ' est tenu ces jeudi et vendredi à Tours en présence de près de 300 personnes représentant les dix fédérations de courses et 233 hippodromes français. Une affluence illustrant à elle seule à la fois l ' investissement des équipes bénévoles et leur intérêt à trouver des réponses aux nombreuses interrogations sur l ' avenir. Si les différents ateliers ont été particulièrement riches( nous ferons en sorte d ' y revenir prochainement), deux questions ont suscité les débats les plus fournis.

Tout d ' abord celle du financement des courses. Un échange parfois vif a débouché sur un instant de vérité. Le PMU, par la voix de son Directeur Général par intérim qui est aussi son Directeur Administratif et Financier, Christophe Curt, a ainsi validé les projections de retour filière: ce sera( it) 807 millions d ' euros en 2025( contre les 845 annoncés en janvier) et aux alentours de 750 millions en 2026. Et Jean-Pierre Barjon, Président de la SETF, de lancer: " C ' est d ' une violence absolue. La filière va devoir s ' habituer à vivre avec 100 millions d ' euros en moins!".
Face à ce constat comme implacable, les questionnements se sont logiquement confirmés et en premier lieu celui de la construction du calendrier et son sujet sous-jacent: combien de courses vont être supprimées? Aucune au trot a annoncé Jean-Pierre Barjon. Possiblement une centaine, en obstacle, a répondu Guillaume de Saint-Seine, Président de France Galop, citant une préconisation qui ne fait pas décision. Soit, mais lesquelles et comment continuer à organiser des réunions mixtes s ' il manque une, deux voire trois courses d ' obstacle? Les effets collatéraux sont inévitables pour nombre d ' hippodromes provinciaux. Malheureusement, alors que nous sommes à la mi-septembre et que le calendrier doit être délivré au Ministère de l ' Agriculture début novembre, soit les règles de tutelle, les questions pourtant répétées sont restées sans réponse. De quoi faire réagir avec une certaine amertume un Président de société de courses: " Je suis bénévole, j ' ai pris deux jours sur mon temps professionnel et j ' aurais aimé qu ' on m ' apporte des réponses. Comment vais-je construire mon année et faire les investissements nécessaires?".
Ce sujet transversal va sans aucun doute animer les prochaines semaines et devra trouver un arbitrage rapide, en concertation entre les deux sociétés-mères, appelées collectivement par ailleurs à mieux s ' entendre. Le message sur le sujet a été de nouveau clairement énoncé par l ' assistance comme par la classe politique représentée par Géraldine Bannier, Jean-Pierre Vogel et Eric Woerth.