24H LE MAG
LES VENTES ET VOUS
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EN PENSANT À L’ ÉLEVAGE: IL N’ EST JAMAIS TROP TÔT POUR BIEN FAIRE!
A l’ autre bout de la chaîne des acheteurs de yearlings, il y a ceux qui voient beaucoup plus loin et qui, déjà, pensent à l’ élevage. Il n’ est jamais trop tôt pour bien faire! Ceux-là sont en quête de femelles, dans le but d’ en faire des poulinières. Chaque année, les opportunités ne manquent pas dans les catalogues de yearlings, en particulier dans celui de Deauville, riche en pedigrees de grand standing. Deux options s’ offrent alors aux acquéreurs potentiels: celle de tabler sur des « papiers » complètement au goût du jour, s’ appuyant sur les croisements les plus en vue du moment et présentant donc de durables garanties – les combinaisons Ready Cash-Love You-Goetmals Wood, par exemple, ou encore l’ inbreeding sur les matrones « Dubois »–, ou bien celle d’ essayer de sortir des sentiers battus et de se donner la possibilité, le temps venu, de disposer d’ un pedigree ouvert, à l’ abri de trop nombreuses concentrations de sang, et, de la sorte, plus facile à croiser. Les disponibilités sont plus grandes dans la première catégorie, mais n’ est-il pas préférable, dans le long terme, de tenter de dénicher l’ oiseau rare dans la seconde?
LES ACHETEURS DE CHAMPIONS … ET D’ ÉTALONS
Au milieu de la chaîne, il y a – et c’ est celui qui générera les plus fortes enchères – l’ acheteur de chevaux de Critériums ou de leurs équivalents montés. Autrement dit, celui qui veut faire tomber dans son escarcelle les futurs champions. Il va de soi que cela implique un gros budget, voire la capacité à le dépasser en cas de nécessité absolue. Ceux qui se sont battus pour avoir Nodessa Josselyn – finalement adjugée 740.000 euros –, l’ an dernier, en savent quelque chose. Pour ce type d’ acheteurs, le but est non seulement d’ avoir un champion en compétition, mais d’ en avoir les retombées positives à la reproduction. Les mâles sont, le plus souvent, l’ objet de leurs convoitises, avec, possiblement, une carrière d’ étalon à la clef, mais, à la limite, le risque pris avec une femelle est moins grand, dans la mesure où, même en cas de déception sur la piste, la valeur de poulinière, au contraire de celle d’ étalon, demeure effective. L’ avènement d’ un Mack de Blary, cette année, incarne la réussite d’ un investissement de cette nature, jusque dans sa récente victoire, toute symbolique, dans la Yearling Cup( Groupe 3). Adjugé 192.000 euros, à Deauville, en 2023, le fils de Face Time Bourbon, issu d’ une propre sœur de la classique sous la selle Flicka de Blary, prétend, maintenant, au Critérium des 3 Ans, après s’ être classé troisième de celui des Jeunes. L’ avenir appartient, à l’ évidence, à ce représentant de Philippe Beauvisage et associés, y compris au haras.
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